Organiser et réussir la coupe de la Bible

SEMINAIRE DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES RESPONSABLES DE LA COUPE DE LA BIBLE

EXPOSE : Organiser et réussir la coupe de la Bible

Introduction

Le monde est actuellement bien plongé dans de grandes réflexions sur de grands sujets préoccupants et très absorbants : le Développement, les nouvelles technologies (internet, la mode…), les projets, la politique, l’insécurité, la haute médecine, l’ingénierie, le sport, la magie …..  L’Eglise malheureusement n’est pas épargnée. Seuls les pays sous-développés semblent encore s’intéresser aux questions de la volonté de Dieu. Malheureusement, le souci permanent et commun à tous c’est sortir du sous-développement. C’est la vérité et c’est d’ailleurs la volonté de Dieu. Seulement, comment sortir, grandir, développer et se développer ensemble avec Dieu le Père, dans sa crainte ? La coupe de la Bible vient à point nommé.

I-                   Qu’est-ce que la coupe de la Bible ?

Aventure? Oui, mais pas celle de Cheick AMIDOU KANE. Projet ? Oui, mais pas du riche insensé selon Luc 12 :16.Stratégie ? Oui mais pas du Malin au jardin d’Eden. Moyen ? Oui, exactement moyen utilisé par le Seigneur Jésus emmené au désert pour être tenter.Math 4 :7

Discutée et lancée en version essai en 2010 d’abord dans le consistoire de Guidiguis puis à Moutourwa et Maroua dans l’Evangile de Jean, la coupe de la Bible, considérant ses résultats, fut applaudie par les Délégués à l’AG de la jeunesse à Doursoungo-Maroua le 28 Décembre 2010. Elle acquiert alors le statut d’activité aimée de la jeunesse.

C’est une aventure, un projet, une stratégie et un moyen par lequel la jeunesse veut davantage connaitre la volonté de Dieu et alors s’en servir quotidiennement. C’est une méditation du livre de la loi recommandée à l’encadreur des jeunes M. JOSUE NOUN. (Josué 1:8). Elle consiste à choisir un ou deux livres à étudier toute l’année avec mobilisations des toutes les ressources nécessaires : humaines, financières, matérielles et surtout d’encadrement. Cette stratégie, modifiant et complétant l’Etude biblique et le questionnaire biblique pratiqués par la jeunesse dans le temps en réalité ne devrait pas déjà porter le nom coupe de la Bible car chaque année, l’activité se déroule sur un ou deux livres seulement. Ce sont des partiels d’une coupe qui devrait porter le nom coupe de la Bible lorsqu’on aurait fini les 66 livres constituant la Bible. Mais l’appellation en réalité ne gène l’activité en rien. Chaque jeune joue chaque année sa coupe de Bible, quitte au Seigneur de lui accorder de jouer tous les livres de la Bible.

Le caractère jeu de l’activité est pédagogique et bien indiquée pour atteindre les objectifs escomptés : s’approcher davantage de Dieu, L’écouter et Lui rester fidèle. Le problème qui reste est son organisation.

II-           Organisation de la coupe de la Bible

1-      Du choix du livre

Le livre choisi n’est ni consistorial ni régional, mais national. Dans le jargon de la jeunesse, le livre s’appelle « livre jeune de l’année ». Il est choisi par l’Assemblée Générale de la Jeunesse, sous le control de l’encadreur et conseillers nationaux. Selon la richesse et les avantages qu’offre ce livre aux urgences de l’heure, l’Assemblée l’adopte et le fait figurer dans son PV. Au départ tous les livres ont la même probabilité de paraitre.

2-      Comité d’organisation

Pour le moment, le gestionnaire ou le niveau où la coupe se déroule est le consistoire. La JCEFLC et la Région font dans le suivi, la formation et l’orientation.

Le comité d’organisation est composé d’au moins 05 personnes :

–          Un président,

–          Un trésorier

–          Un rapporteur

–          Un membre(président des jeunes du consistoire)

–          Un guide : encadreur ou conseiller

3-      Les chargés de mission et correcteurs 

C’est une équipe de personnes chargées de liaison avec le comité d’organisation et les sous centres d’écrit. Ils amènent les épreuves dans les sous centres, rament les copies au siège et les corrigent selon l’indication de la convocation. Il ya un document appelé guide du chargé de mission pour leur faciliter le travail. Le nombre de ce personnel dépend de l’étendue et de la densité du consistoire.

4-      Des ressources matérielles et financières

Les besoins sont énormes en : papier, bics, crayons, enveloppes, saisie et impression (ordinateurs, imprimantes), bicyclettes, motos, nourritures du personnel, téléphones, local pour siège de la coupe…

III-              Activités préparatoires

–          Constitution du comité et désignation des chargés de mission

–          Lancement de la coupe : découpage du livre par match

–          Formation des équipes et des poules. Le nombre des jeunes par équipe n’est pas arrêté.

–          Préparation du questionnaire par match

–          Sensibilisation sur tous les procédés et les modes de qualification le cas échéant

–           Mobilisation des ressources : affiliation, billets d’aides, dons volontaires, offrandes ….

–          Des réunions préparatoires avec le personnel

IV-             Déroulement de la coupe

La fréquence du passage des épreuves dépend du comité d’organisation : chaque deux dimanches après le culte, chaque trois samedis, …. Le comité apprête les épreuves en quantité suffisante selon le nombre des sous centres d’écrit, les met dans des enveloppes, bien les sceller et les met à la disposition des chargés de mission. L’équipe de correction étant prête, se met au travail dès l’arrivée des copies et le service d’anonymat. Les chargés ont ramené avec eux les numéros de téléphone de chaque équipe, et c’est  par ce biais qu’ils auront les résultats de la composition. Ainsi, on programme le match suivant et le scénario se répète jusqu’à la fin du jeu.

V-                Les épreuves

1-      Préparation

Les membres du comité d’organisation préparent les questions et doivent se retrouver pour vérifier et s’entendre sur quelles questions poser. Le nombre de question par épreuve  dépend du comité d’organisation. 20, 25, 30 … par exemple.

2-      Nature de l’épreuve

Pour faciliter la correction et économiser les papiers, la nature de l’épreuve est celle d’anglais au BEPC avec toutes les garanties : pas de fraudes, pas de signes particuliers … l’épreuve peut être notée sur 20 ; 30 … comme le comité le veut.

3-      Types de question

On peut avoir plusieurs types de question, en voici quelques exemples pour le livre de Genèse:

–          Combien de chapitre compte le livre de Genèse ?

–          Mon mari m’a laissée avec son fils Isaac. Qui suis-je ?

–          Un jeune homme a passé la nuit avec une fille mais n’a pas su qui. Qui sont-ils ?

–          Jacob a une fille et douze garçons. Vrai ou faux ?

–          De quelle lignée sera né Jésus, Léa ou Rachel qui sont les femmes de Jacob ?

–          « Couche avec moi! » Qui parle à qui ?

–          Joseph dit : « Comment ferais-je un aussi grand ……..et pécherais-je contre ……………? » mettre les mots qui manquent

–          Comment Joseph a-t-il fait pour que ses frères amènent son frère Benjamin avec eux en Egypte ?

–          Donner deux mots dans Genèse qui désignent à la fois une ville et une personne.

NB : il faut éviter au maximum les questions qui prêtent à confusion ou feront objet de grandes discussions. Exemple : les frères de Joseph ont bien fait de le vendre. Vrai ou faux ? Eve était-elle avec Adam lorsque Dieu disait à ce dernier de ne pas manger le fruit de l’arbre  défendu ? Considérant ce qui s’est passé entre Esaü et son frère Jacob, peut-on dire que Dieu cautionne le mal ?

VI-             Quelques documents de travail

On a : Guide du chargé de mission, dos de l’enveloppe, procès-verbal, feuille d’anonymat, feuille de formation des poules, découpage du livre, relevé des notes et d’effectifs

VII-           Impact dans la vie de la jeunesse

Pour mieux apercevoir l’impact de la coupe sur la vie de la jeunesse, il nous faut nous en tenir aux témoignages :

–          Une femme : « depuis 8 ans de mariage, c’est cette année que j’ai su que j’ai un mari comme les autres femmes, merci président pour la coupe de la Bible »

–          Une fille : « C’est grâce à la coupe de la Bible que j’ai passé mon BEPC cette année car personne ne comptait plus sur moi dans notre maison. »

–          Un Catéchiste : «on a jamais compté ma paroisse parmi les autres, aujourd’hui elle est cité comme exemple, la coupe continue »

–          Un ancien : « Si je savais que la coupe était si importante, comment je  pouvais rester à la maison quand les jeunes partent ? On a eu beaucoup des choses cette année »

–          Un pasteur : « je peux maintenant mourir en paix, mon but de voir les jeunes gens lire la Bible dans leur langue locale est atteint ; merci président, il faut continuer »

–          Un catéchiste : « il faut aller toi-même faire la sainte cène car je pars avec les jeunes à la coupe de la Bible. »

–          Un jeune à un autre : « on ne perd pas du temps, allons bloquer »

–          Une maman non chrétienne : « Je ne comprends plus ma fille, elle prie trop maintenant et lit aussi beaucoup votre livre là ; elle parle bien et avec respect à tout le monde à la maison. Je suis très contente d’elle. Oh président il y a quelque chose.»

–          Un jeune : « Chez nous, on n’a plus du temps libre, on se retrouve régulièrement pour traiter et mémoriser  nos chapitres »

–          Une fille : « Donc, c’est vrai qu’il faut seulement gouter Dieu et ça donne »

–          Une femme de 70 ans : « On attend ici en route, nos enfants qui sont allés jouer la coupe »

–          Une femme non chrétienne : « Ma fille ne fait plus rien à la maison, je vais aussi l’interdire d’aller à l’Eglise »

Nous notons que nos jeunes sont trop occupés, ont changé en comportement, passent leurs examens, respectent désormais les parents, changent la vie des personnes autour d’eux, acceptent les promesses de Dieu, comprennent davantage les écritures… Il ya aussi d’écart de comportement bien fâcheux, cela interpelle alors l’encadreur et le conseiller.

VIII-        Difficultés

Les difficultés de la coupe sont énormes :

–          Manque des ressources humaines disponibles et qualifiées

–          Manque de bonnes volontés

–          Manque financier

–          Incompréhension des catéchistes et pasteurs

–          Difficultés de compréhension des textes bibliques

–          Inexpérience mans les techniques de questionnement

–          Multiplication des réunions par le comité d’organisation

–          Absorption pour ceux qui s’y donnent

IX-             Le travail de l’encadreur et du conseiller

Le conseiller et l’encadreur ont le même travail dans la coupe de la Bible :

–          Orientation et explication générale du livre au comité d’organisation

–          Enseignement préalable à tous les jeunes sur le « livre jeune de l’année »

–          Préciser au comité que telle question est fort théologique et risque susciter un grand débat

–          Orienter les primes à remettre ; toujours une Bible au moins

 Préparation et présentation de : Philémon PELDJAO PESNA, président des jeunes du consistoire de Guidiguis, président des jeunes  de la Région Eccl. De Doukoula

Télécharger le fichier (doc) :  SEMINAIRE REGIONAL BIBLE

Unité dans le Christ !

« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. » 1Corinthiens 1 : 10.

(Lire tout le chapitre 1). La vérité aujourd’hui est que tout chrétien sait que le Christ nous appelle à être unis mais force est de constater que cette unité, dans la réalité, est loin de ce que le Seigneur attend.  Notons deux choses extrêmes, sources de manque de discernement, qui aujourd’hui influencent les églises au détriment de l’unité : soit les membres de l’église s’unissent spirituellement avec n’importe qui et n’importe quoi, soit ils sont tellement séparatistes, qu’ils se séparent même des autres frères. Dans nos communautés, il faut ajouter les attitudes et habitudes tribales source fondamentale de ces deux extrémités.

Une église locale ne peut prospérer ou croitre sans une sainte unité en Christ. Unité et soumission à Christ sont deux points, je veux dire deux piliers essentiels à cet effet. Si l’un de ces deux piliers manque, c’est la division assurée : division au niveau des hommes et grave encore division d’avec Christ. Et donc, il est évident que l’assemblée soit en dehors de la volonté de Dieu.

A la lumière des 10 premiers versets, nous comprenons que l’union que Dieu veut est une union où Christ est le chef. Cela se concrétise par une union basée autour du message de l’Évangile et une union basée sur la sagesse de Dieu. Pourtant aujourd’hui, triste est de constater les membres de l’église suivre un homme, ou un groupe au lieu de suivre le Christ.

Certains membres de l’assemblée de Corinthe se sont comportés ici comme des personnes qui ne connaissent pas le Seigneur : Ils se sont cherchés des leaders autres que Jésus-Christ : (v.12) :

–          Animés par le tribalisme, les uns se revendiquaient de Paul car il avait un côté très paternel (1 Thessalonicien 2). Qu’en est-il de ta communauté et de l’EFLC en général ?

–          D’autres très légalistes avaient formé un groupe avec Pierre pour leader car il avait du mal à quitter le judaïsme (Galates 2). Qu’en est-il de ta communauté et de l’EFLC en général ?

–          D’autres encore, qui aiment bien marcher par la vue se réclamaient d’Apollos : Un jeune homme très éloquent (Actes 18 :25-26). Qu’en est-il de ta communauté et de l’EFLC en général ?

–          Et enfin, ceux qui se croyaient plus spirituels, au-dessus des autres, s’affirmaient suivre Christ seul ; motivés par l’orgueil. Qu’en est-il de ta communauté et de l’EFLC en général ?

Il nous faut comprendre que le groupe d’individus que constitue une église est un groupe de personnes que Dieu sanctifie ensemble, c’est-à-dire qu’en nous appelant à être en communion avec son Fils, Il nous accorde la faveur de partager la sainteté du Messie (v.2). Remarquons que l’apôtre Paul insiste sur le fait que notre croissance spirituelle est une œuvre de Dieu : c’est Lui qui affermit toute chose (V.8).

Hélas !  l’église locale est divisée parce qu’au lieu de s’unir sous l’autorité de Christ, nous avons préféré suivre des hommes. Or, quand Christ n’est plus Celui qui nous lie, notre attitude devient charnelle ; c’est-à-dire que le groupe cesse de marcher par la volonté de l’Esprit pour marcher selon les réflexions ou les réflexes humains. Au lieu de chercher à éveiller le fruit que produit l’Esprit entre eux, tel l’amour, des groupes se créent et écrasent les autres groupes qui n’avaient pas le même leader.

D’ailleurs, il est écrit : « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. » 2 Timothée 4 : 1-4

Dieu nous rachète individuellement du péché ® Dieu nous fait intégrer le corps de Christ ® Dieu nous fait grandir dans un même esprit ® Dieu nous équipe ensemble pour être capable de le servir.

Ainsi donc, mes biens-aimés en Jésus-Christ,

  • Si nous nous rappelons à quel prix a été formée l’Église, nous n’aurons peut-être pas envie de diviser ce que Dieu a assemblé.
  • Si nous nous rappelons que cette assemblée est créée par Christ au prix de son sang, nous n’aurons pas envie de nous revendiquer de tel ou tel homme mais, de Christ seul.
  • Si nous nous rappelons que c’est Christ qui est notre vie, nous garderons le réflexe de ne pas nous unir avec ceux qui introduisent un autre nom que celui de Jésus en ce qui concerne le salut, selon qu’il écrit : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Actes 4 : 12

Recherchons donc l’unité mais, pas à n’importe quel prix. L’unité que Dieu veut est uniquement avec ceux dont le salut ne dépend que de l’œuvre de Christ sur la croix. Amen.

V.M.

Soumettons-nous à Dieu.

« Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous, Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. » Jacques 4 : 7

Quelle joie! Quelle consolation! La bienveillance et la compassion de Dieu sont sans limites.

Dans les périodes de troubles, lorsque les guerres et les bruits de guerre éclatent, lorsque le monde s’écroule et que les hommes et femmes sont terrifiés, le chômage, la violence, les crimes, la misère, la maladie…  et quoi d’autres encore ! Dieu, LUI, demeure fidèle. Notre espérance est assurée en Lui.

Biens-aimés, remarquez, quelqu’un peut-il être tenté par ce qui ne lui plait pas ou par ce qu’il n’aime pas ?  l’une des plus importantes leçons de vie que nous pouvons apprendre c’est que nous sommes responsables de nos choix. Nous sommes aujourd’hui le résultat de nos choix d’hier et nous serons demain le résultat des décisions que nous prenons aujourd’hui.

Nous  sommes interpellés à reconnaitre le danger du péché non combattu, et nous soumettre  à notre Seigneur. Dans cette soumission, nous recevons l’étonnante puissance de Christ qui nous rend plus que vainqueurs.

Dans les Psaumes 73, Asaph confesse sa déception parce qu’il lui apparaît que les méchants prospèrent alors que lui-même fait l’expérience de grandes difficultés, pour lui c’est une injustice ce combat qu’il mène intérieur. Mais au verset 16 à 18, nous lisons :  « Quand j’ai réfléchi là-dessus pour m’éclairer, La difficulté fut grande, à mes yeux, Jusqu’à ce que j’eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu. Et que j’eusse pris garde au sort final des méchants. Oui, tu les places sur des voies glissantes, tu les fais tomber et les mets en ruines. »

Quel sort final ! N’envions pas ceux qui dans le succès apparent sont corrompus et arrogant. Sans Christ, leur fin est un désastre indescriptible. Considérons toujours le succès à la lumière des valeurs éternelles.

Sans Christ, la vie n’est qu’une vanité et que de la boue; avec Christ nous avons tout ce dont nous avons besoin tant que nous sommes sur terre, et pour notre avenir éternel!

Mon frère, ma sœur, as-tu déjà vu Dieu laisser l’un de ses enfants tombé ? Certainement pas non, alors Il ne commencera  pas par toi. Dieu ne nous a pas laissés sans secours, car il est dit dans Hébreux 4 :16 « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. »

Be bless ! (V. M.)

Exposé de la 29e Assemblée Nationale de la JCEFLC

EXPOSE INAUGURAL DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA JCELC TENUE  BONALOKA DU 28 AU 30 DECEMBRE 2014

Sous le thème :  « va avec cette force tu as, et délivre ton Peuple «  JUGES 6 : 14.

Présenté par : Rév. Jean NGABANA

Version Word : EXPOSE A LA 29e AG JEUNESSE  A DOUALA 2014

Version pdf : EXPOSE A LA 29e AG JEUNESSE SYNODE A DOUALA 2014 _1_

Le déchirement du coeur !

« … Revenez à moi de tout votre cœur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations. Déchirez vos cœurs et non vos vêtements »   Joël 2 :12-13.

Shalom à tous. Je rends grâce à Dieu pour cette opportunité qu’IL  nous accorde ce jour pour pouvoir partager cette portion de Sa Parole avec vous.

Déchirer ses vêtements dans le sens spirituel exprime l’état extérieur d’une attitude de grande tristesse. C’est un fait, tout comme d’autres signes extérieurs, les émotions sont choses faciles à manifester et sont parfois hypocrites; mais éprouver un vrai repentir est beaucoup plus difficile, et par conséquent bien moins commun.

Voyons à quel point les hommes sont disposés à observer la plupart des règlements d’un cérémonial minutieux, car de telles choses sont plaisantes à la chair; mais la vraie religion est trop humiliante, parle trop au coeur, et s’adresse trop aux consciences.

Sachons que les règles extérieures sont temporairement confortables; l’oeil et l’oreille sont satisfaits; la vanité est nourrie, et la propre justice est exaltée: mais ils sont finalement illusoires. Il suffit d’observer aujourd’hui dans la majorité de nos demandes de pardon, elles sont plus proches d’une justification que d’un réel regret profond.

Ainsi, biens-aimé(e)s, sans une piété vitale, toute forme d’adoration de notre Seigneur est une comédie solennelle et une moquerie impudente de la majesté des cieux.

Le déchirement du cœur est divinement façonné et solennellement ressenti. C’est un chagrin intime qui est personnellement expérimenté, pas simplement dans sa forme, mais comme un profond travail du Saint-Esprit dans le cœur le plus profond de chaque croyant.

 Ce n’est pas une chose dont il doit être simplement parlé et qui doive être crue, mais une chose qui doit être éprouvée avec zèle et sensibilité par chaque enfant du Dieu vivant. C’est puissamment humiliant, et complètement efficace pour laver le péché.

Mais ensuite c’est une préparation agréable pour ces consolations profondes que les esprits fiers qui ne veulent pas s’humilier sont incapables de recevoir; et c’est ce qui distingue ceux qui appartiennent aux élus de Dieu, et eux seulement.

Le texte nous commande de déchirer nos cœurs, mais ils sont par nature durs comme du marbre: comment, alors, cela peut-il se faire? Nous devons les porter à la croix: la voix d’un Sauveur mourant a brisé autrefois les rocs, et elle a maintenant autant de puissance.

Ô Saint-Esprit, permet que nous entendions les cris de mise à mort de Jésus et nos cœurs seront déchirés de la même manière que les hommes déchiraient leurs vêtements le jour des lamentations.

 Adèle & Valentin MAKOMRA

Ne nous trompons pas : L’extérieur est pareil à l’intérieur !

« Il n’y a pas de bon arbre qui produise un fruit pourri, ni d’arbre malade qui produise un beau fruit. » Luc 6 : 43

En réalité, un agriculteur, pour veiller à la qualité de ses récoltes doit prendre des précautions pour que les racines de ses plantes soient en bonne santé et bien nourries (engrais, arrosage régulier, etc…). Cette partie invisible assurera non seulement la beauté de l’arbre mais aussi de bons fruits. Ainsi en est-il de l’homme. L’état de son cœur se manifeste par ses conduites, ses actes, ses paroles et son style de vie, etc… Prenons donc garde à ce qui alimente notre cœur « … car de lui viennent les sources de la vie » Prov.4.23.

En faite, une foi vivante et agissante est la preuve que le disciple n’est pas resté au stade de l’écoute, mais entreprend des actions d’obéissance à son Maître. Le Seigneur ne se laissera pas flatter par ceux qui l’honorent du bout des lèvres et dont les cœurs sont éloignés de Lui. (Cf Mt 15.8). Ce qu’IL recherche, c’est qu’on fasse ce qu’IL dit, que ses paroles prennent racine dans les profondeurs de notre cœur pour motiver notre obéissance et produire une vie de victoire et de succès. Suivre Jésus implique une obéissance systématique à sa Parole. N’a-t-il pas dit : « vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » Jean 15.14. La foi se manifeste par les œuvres. Mais attention au piège des bonnes œuvres dont la source n’est pas la foi.

Alors mon frère, ma soeur, quel est l’état actuel de la démonstration concrète de ta foi ?

Persévérance : Victoire sur le monde et le mal de ce monde et atteinte de nos objectifs.

« C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. » 

Apocalypse 14 : 12

En ce temps de la mondialisation, les médias nous montrent  comment les hommes sont presque constamment confrontés à des calamités, que ce soit par les crimes, les trafiques de drogue, la guerre, la corruption, les événements climatiques, les religions hostiles, etc… En faisant cela, les médias alimentent la peur. En contraste net avec la peur, nous avons les paroles pures et simples de Jésus qui nous encouragent à garder les commandements de Dieu et la foi qui est en Jésus.

La persévérance n’est pas facile. Face à ces épreuves, ces défis, ces difficultés, beaucoup adoptent les attitudes de peur et de convoitise du monde. Et même les croyants peuvent involontairement adopter ces attitudes. Satan peut nous attaquer et nous pouvons ne pas le voir. Il veut nous intimider, nous effrayer, nous  décourager, nous freiner ; soit  par du chantage ou des menaces.

Satan nous intimide pour que nous restions tranquilles et qu’il n’y ait pas d’activités pour l’Evangile parce qu’il est jaloux des croyants et du plan de Dieu pour nous restaurer et nous exalter.  Satan agit par pure malveillance. Il connait les Ecritures et il sait que ses jours sont comptés. Il peut nous charger notre cœur avec de l’idolâtrie (voir Colossiens 3 : 5-7 ; Ephésiens 5 : 5 et Philippiens 3 : 18-19). Toute idolâtrie est une attaque contre le droit exclusif de Dieu à notre amour et à notre confiance. La différence avec  l’idolâtrie de l’Ancien Testament (y compris celle des autres religions) est qu’elle trouve une expression physique dans les images alors que le Nouveau Testament révèle que l’idolâtrie est dans les attitudes et même du cœur. L’idolâtrie peut être comme un poids, un fardeau qui éloigne de Dieu les croyants alors que nous foulons le chemin de la vocation céleste de Dieu en Christ Jésus (Philippiens 3 : 14).

La persévérance mène à une vie sainte.  Je crois qu’une obsession malsaine du divertissement est l’une des idoles d’aujourd’hui. Beaucoup d’auteurs chrétiens mentionnent qu’ils choisissent délibérément de regarder un minimum de télé, si encore ils la regardent. La bénédiction du Seigneur suit.

Toute la mondanité ne se résume pas à la télé et ce serait légaliste de faire une liste des émissions télévisées ou des habitudes que les croyants doivent éviter mais l’Ecriture donne des lignes de conduites claires sur les attitudes selon le monde et il est attendu de nous que nous ayons du discernement. 1 Jean 2 : 15-17 dit qu’il y a trois domaines majeurs dans lesquels nous pouvons être en proie à la tentation d’aimer le monde et tous sont contraires à l’amour de Dieu : – la convoitise de la chair ; – la convoitise des yeux ; – l’orgueil de la vie.

La convoitise est le fait d’avoir un désir ou un besoin intense. Notre plus intense désir devrait être en communion avec Lui. Au contraire la télévision peut nous distraire par d’intenses désirs selon le monde :

Attitudes mondaines: Exemples venant de la télé
L’orgueil de la vie (style de vie) Publicité permanente pour des articles dont nous n’avons pas besoin (menant au matérialisme)
La convoitise des yeux Bombardement d’images sensuelles, mauvaises et de pratiques sexuelles menant à la convoitise, à l’avidité et à l’envie
La convoitise de la chair Assouvissement des désirs, amour démesuré du travail, mauvais comportements et puissants désirs de prospérité et de succès et immoralité sexuelle

 Donner au Seigneur la place qui Lui revient veut dire que nous fuyons ces attitudes.

Soyez Bénis en Jésus-Christ.

Valentin Makomra

Veillez bien à faire provision d’huile


<< Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux…>> 
Matthieu 25:1

Les paraboles de Jésus ont pour rôle fondamental : exercer notre intelligence. Je pense que cette histoire des 10 filles fiancées de Jésus  n’est certainement pas pour que nous changions notre conception du mariage, mais c’est une façon pour Jésus d’annoncer d’une manière particulièrement forte que ce n’est plus avec un peuple ou l’humanité que Dieu fait alliance, mais individuellement avec chaque personne, une alliance basée sur l’amour et la fidélité. Les dix fiancées représentent donc des personnes qui ont déjà répondu à cet appel de Dieu. Toutes se préparent, attendent, espèrent sa présence. C’est pourquoi Jésus nous dit qu’elles font toutes les dix parties du Royaume de Dieu par leur foi (leur espérance de Dieu, leur attente de sa venue dans leur existence).

Avec cette parabole, Jésus nous montre qu’il existe dans notre vie une chose essentielle encore à la foi, une chose dont il est urgent de faire provision quand on le peut encore. Cette chose, nous dit Jésus, c’est comme l’huile pour une lampe.

Cette bénédiction de Dieu qu’évoque ici l’huile, c’est comme une bonne santé, c’est une bonne forme spirituelle et ce que ça apporte. C’est une tête qui a l’habitude d’observer et de réfléchir, c’est de l’espérance dans le cœur, c’est une capacité à aimer, à pardonner, c’est une vraie bonne relation avec Dieu, construite peu à peu à force de penser à lui, de lui ouvrir notre cœur, à force de l’aimer et de le remercier comme celui qui nous donne la vie. C’est le carburant de notre espérance, de notre attente.

Le problème, c’est que dans les temps présents  où notre vie est assez facile, il nous semble qu’approfondir encore notre foi ne serait pas tellement une priorité. Notre foi est là, dans un coin de notre être, apportant sa part de bonheur et de vie, et cela suffit. Cela semble suffire, et c’est vrai à ce moment-là. Le problème, c’est que si la nuit tombe et qu’elle dure un peu plus qu’une courte éclipse, si nos réserves de foi, d’espérance et d’amour sont un peu juste on se retrouve comme sans lampe en plein milieu des ténèbres. C’est à ce moment-là que l’on a besoin d’avoir une réserve de ces dons de Dieu pour nous éclairer et nous réchauffer, c’est à ce moment-là que l’on aimerait pouvoir accueillir la présence et le soutien de Dieu. Le problème c’est que dans ces moments-là nous avons du mal à développer notre foi au milieu de révoltes, de souffrances, de préoccupations terribles…

Il est essentiel de faire provision de réserves spirituelles qui nous permettront d’avancer aujourd’hui et d’accueillir Dieu plus facilement en cas des situations difficiles et surtout le jour où il reviendra. Jésus nous appelle à veiller. Veiller, c’est se laisser délibérément construire aujourd’hui par les dons de Dieu. Veiller, nous dit ici Jésus, c’est faire provision d’huile, provision de l’huile que Dieu sans cesse nous offre, par ses bénédictions quotidiennes que parfois nous ne voyons et ne reconnaissons même pas.

Mon frère, ma sœur, puisse-tu à travers ta relation personnelle avec Christ, faire provision d’huile pour attendre ton Seigneur, ton époux.

Adèle et Valentin Makomra

Qu’est-ce que la méditation de la Parole de Dieu ?

« Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité »

Jacques 1: 25

 Ce verset biblique donne une parfaite définition de ce qu’est la méditation. IL souligne ici quatre actions :

  • la contact profond et perpétuel avec la Parole de Dieu (Miroir),
  • la mise en veille (tout au long de la journée) des vérités qui en découlent,
  • la mise en pratique de ces vérités, et
  • le bilan de sa journée.

plonger les regards dans la loi parfaite

La recherche des éléments clés de la méditation 

Une bonne concentration et disposition à observer son visage au miroir permet d’identifier même les tâches les toutes petites. Ainsi en est-il d’une bonne observation de la Parole.

  • De quoi ou de qui parlent les versets du texte?
  • Que me dit ce texte sur Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit ? (ressort la nature de Dieu).
  • Y a-t-il un exemple à suivre ou à ne pas suivre ?
  • Y a-t-il un ordre auquel obéir ?
  • Y a-t-il une promesse ?
  • Y a-t-il un avertissement ?

Pour une libération et une vie d’adoration véritable

Introspection ou Examen de soi

  • Quelle vérité Dieu me révèle-t-il ?
  • Pour ma prière, y a-t-il quelque chose que Dieu me montre :
  • Dont j’ai à me repentir ?
  •  Auquel croire ou obéir ?
  • Pour lequel le remercier et le louer ?
  • Pour lequel lui formuler ma demande ?

Pour un témoignage vrai

Mise en Pratique : agir selon la volonté de l’Esprit Saint.

Prière du soir 

  • Comment la vérité qui m’a été révélée et les engagements que j’ai pris suite à la méditation matinale ont influencé ma journée ?
  •  Faire un bilan de la journée et se remettre encore entre les mains du Seigneur.

 Valentin Makomra