Etre enraciné en Jésus

« Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation » Luc 8 : 13

Tu as reçu la parole avec joie; ton appétit a été excité et tu as ressenti une vive impression; mais rappelle-toi bien ceci : recevoir la Parole d’une manière auditive est une chose, mais recevoir Jésus dans ton âme, c’en est une autre. Il est aussi bon de savoir que lorsqu’un sentiment est superficiel, il est très souvent accompagné d’une dureté de cœur et qu’une vive impression reçue de la Parole n’est pas toujours durable.

Dans la parabole du semeur, il y a un cas où la semence tombe sur un sol rocailleux, recouvert d’une mince couche de terre. Quand la semence a commencé à prendre racine, sa croissance, au début dirigée vers le bas, est bloquée par la roche dure ; alors elle dépense toute son énergie dans la montée de ses pousses vertes, mais très rapidement, elle finit par flétrir parce qu’elle n’a que peu de sève en provenance de la racine. Est-ce mon cas ? Est-ce que j’ai fait quelque chose de spectaculaire dans ma vie pratique sans en avoir la correspondance dans ma vie intérieure ? Est-ce que je suis enraciné dans la sincère fidélité et dans l’amour de Jésus? Si mon cœur reste dur et insensible à la grâce, la bonne semence peut germer pour une saison, mais elle doit finalement se flétrir, car elle ne peut pas croître sur un cœur rocailleux, broyé, non sanctifié. Si mon esprit demeure endurci comme il l’était de par sa nature, le soleil de l’épreuve le brûlera, et mon cœur dur répandra la chaleur la plus terrible sur la semence malade, ma piété ne tardera pas à mourir, et mon désespoir sera terrible.

Prière : « Ô Père Adorable, Semeur céleste, prépare le terrain de mon cœur, répand ta vérité en moi, alors je posséderai une semence durable en mon âme et qu’ainsi, par ta grâce, je t’offrirai en retour une moisson généreuse»

Que Dieu te bénisse !    Bonne semaine en Jésus.

Valentin Makomra

S’édifier en édifiant les autres

« Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. »

Proverbes 11:25

A travers les proverbes, cette semaine, nous sommes enseignés de la grande leçon à savoir que pour obtenir, nous devons donner; que pour accumuler, nous devons semer; que pour être nous-mêmes heureux, nous devons rendre les autres heureux; et que pour devenir spirituellement vigoureux, nous devons chercher le bien spirituel des autres. En arrosant les autres, nous sommes nous-mêmes arrosés. Comment? Nos efforts, pour être utiles, doivent faire ressortir notre capacité à l’utilité. Nous avons des talents latents et des facultés assoupies, qui sont portés à la lumière par l’exercice. Notre force pour le travail nous est cachée, jusqu’à ce que nous osions lutter dans les batailles du Seigneur, ou grimper aux montagnes de la difficulté. Nous ne connaissons pas les tendres sympathies que nous possédons jusqu’à ce que nous ayons essayé de sécher les larmes d’un veuf, et calmé le chagrin de l’orphelin. Nous trouvons souvent dans nos essais d’apprendre aux autres, que nous y gagnons de l’instruction pour nous-mêmes.

Oh, quelles bonnes leçons quelques-uns d’entre nous ont appris à des chevets de malades! Nous sommes venus pour enseigner les Écritures, nous sommes repartis en rougissant parce que nous n’en savions que peu de chose. Dans notre conversation avec de pauvres saints, nous sommes enseignés sur les voies de Dieu plus parfaitement pour nous-mêmes et nous obtenons une perspicacité plus profonde dans la vérité divine. Cette manière d’arroser les autres nous rend humble. Nous découvrons combien il y a de grâce là où nous ne l’avions pas cherchée; et combien le pauvre saint peut nous devancer dans la connaissance. Notre propre consolation est aussi renforcée lorsque nous œuvrons pour les autres. Nous devons nous efforcer de les réconforter, et la consolation réjouira notre propre cœur. La pauvre veuve de Sarepta a donné de son nécessaire pour subvenir aux besoins des prophètes, et de ce jour elle n’a jamais manqué de rien. Donnez alors, et il vous sera donné une bonne mesure.

Bonne semaine en Jésus-Christ

Valentin Makomra adapté de Spurgeon.

Les murmures !!!

« Tous les enfants d’Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l’assemblée leur dit: Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! »

Nombres 14:2

 Il y en a qui murmurent parmi les chrétiens maintenant, comme il y en avait à l’époque dans le camp d’Israël. Il y a ceux qui, lorsque la verge tombe, crient contre la dispensation affligeante. Ils demandent: « Pourquoi suis-je affligé ainsi ? Qu’ai-je pu faire pour être châtié de cette manière? » Un mot pour toi, si tu es de ceux qui murmurent! Pourquoi murmures-tu contre les dispensations de ton Père céleste? Est-ce qu’il peut te traiter autrement que tu ne le mérites? Considère quel rebelle tu étais jadis, mais il t’a pardonné! Sûrement que si dans sa sagesse il trouve convenable de te châtier maintenant, tu ne dois pas te plaindre.

 Après tout, est-ce que tu es frappé aussi fort que tes péchés ne le méritent? Considère la corruption qui est dans ta poitrine, et alors seras-tu étonné qu’il y ait besoin de tant de fouets pour extirper cette corruption? Pèse toi-même, et discerne à quel point les scories sont mélangées avec ton or; et penses-tu alors que le feu est trop chaud pour éliminer toutes ces scories? Est-ce que cet orgueilleux esprit rebelle qui est le tien n’est pas la preuve que ton cœur n’est pas complètement sanctifié? Est-ce que ces paroles de murmure ne sont pas contraires à la nature sainte et soumise des enfants de Dieu? Est-ce que la correction n’est pas nécessaire? Mais si tu veux murmurer contre le châtiment, prends garde, car il sera rude pour ceux qui murmurent. Dieu châtie toujours ses enfants deux fois, s’ils ne supportent pas le premier coup avec patience. Mais sache une chose: « ce n’est pas volontiers qu’il humilie Et qu’il afflige les enfants des hommes. » Lamentation 3:33

Toutes ses corrections sont envoyées avec amour, pour te purifier, et te permettre de venir plus près de lui-même. Il t’aidera sûrement à supporter le châtiment avec résignation, si tu es capable de reconnaître la main de ton Père. « Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. » Heb 12:6.  Si vous endurez le châtiment, Dieu vous considérera comme ses fils. Ne murmurez pas comme quelques-uns d’entre eux ont murmuré et ont été détruits par le destructeur.

 Bonne semaine en Jésus-Christ !

Valentin MAKOMRA adapté de Spurgeon

Des oeuvres bénies de Dieu

 

« Josaphat construisit des navires de Tarsis pour aller à Ophir chercher de l’or; mais il n’y alla point, parce que les navires se brisèrent à Etsjon-Guéber ».

1Rois 22:49

 Les bateaux de Salomon étaient revenus en sécurité (1Rois 9 : 26-29), mais les navires de Josaphat n’ont jamais atteint le pays de l’or. La providence fait prospérer les uns et frustre les désirs des autres, pour une même affaire ou une même tache, cependant le Grand Souverain est là, bon et sage, pour les bons et les mauvais jours.

 Puissions-nous avoir la grâce, de par ce texte, de bénir le Seigneur pour les bateaux détruits à Etsjon-Guéber, ainsi que pour ceux qu’il a conduit avec des bénédictions temporelles; n’envions pas celui qui prospère, ne murmurons pas à propos de nos pertes comme si nous étions singulièrement et spécialement éprouvés. Comme Josaphat, nous pouvons être précieux à la vue du Seigneur, bien que nos buts ne correspondent pour Lui qu’à des déceptions. La cause du secret de la perte de Josaphat est bien digne de remarque, car il est la source de beaucoup de souffrance des personnes dans le Seigneur; il était allié avec une famille coupable, camarade avec des pécheurs.

Dans 2Chroniques 20:37, nous voyons que le Seigneur a envoyé un prophète pour déclarer, « Parce que tu t’es associé avec Achazia, l’Eternel détruit ton œuvre. » C’était un châtiment paternel, qui semble être une bénédiction; car dans le verset qui accompagne notre texte de la semaine nous voyons le Seigneur refuser la permission à ses serviteurs de naviguer dans les mêmes navires que ceux du « mauvais roi. »

Plaise à Dieu que l’expérience de Josaphat puisse être un avertissement au peuple du Seigneur, afin de lui éviter d’être placé au même rang que les incrédules! Une vie misérable est généralement le lot de ceux qui sont unis dans le mariage, ou sont dans tout autre chemin de leur propre choix, avec les hommes du monde. Ô pour le merveilleux amour de Jésus, puissions-nous, comme lui, être saints, pacifiques, purs, et séparés des pécheurs; car s’il n’est pas ainsi, nous pouvons nous attendre à ce qu’on nous dise, « Le Seigneur a détruit tes œuvres. »

Bonne semaine en Jésus-Christ