Assemblée Général Jceflc_2011

L’an deux mille onze et  du 27 au 30 du mois de Décembre, s’est tenue dans la paroisse de Yelwa-Garoua, consistoire de Garoua, la 26ème Assemblée Générale des jeunes de   l’EFLC sous le thème fortement interpellateur : « Jeunesse et participation efficace aux œuvres » ; selon Philémon V.6. Conduites par l’ancien DIGWE Raymond puisque président, une centaine des délégués jeunes, des pasteurs encadreurs et invités, ces assises dont l’objectif est d’évaluer les activités et de projeter l’avenir, se sont déroulées  dans le respect des textes bibliques qui régissent l’EFLC….

(Lire les informations y afférentes et les résolutions qui en découle ( Procès verbal de l’AG JCEFLC 2011)

Sortons de notre zone de confort et repartons avec Christ !(Remix)

 « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. »

Philippiens 3 : 12.

En général, l’homme est attaché aux choses ou aux principes qu’il a appris depuis son enfance. Et dans son évolution, il a tendance de façon naturelle à trouver une position ou un niveau de principe ou d’habitude qui lui permet de se sentir vraiment arrivé ou équilibré et où il prend fermement position : c’est sa zone de confort. Car c’est dans  cette position, qu’il essaie de convaincre sa conscience de bien fondé de ses actes, de ses  propos, de ses pensées et d’espérer ainsi à la paix du cœur.

Mais en tant que Chrétien(ne), si nous nous trouvons dans une situation où nous pouvons parfaitement tout contrôler, cela pourrait signifier que nous avons arrêté de grandir dans notre connaissance de Dieu. Ce que Dieu désire, c’est nous emmener de là où nous sommes à là où Il veut que nous soyons. Nous serons toujours éloignés d’un pas d’obéissance de la prochaine vérité que Dieu veut nous enseigner à Son sujet. Il se peut que nous ressentions une certaine agitation d’esprit et que nous sentions qu’il y a beaucoup plus à apprendre et à connaître sur le Père.

Parfois, cela signifiera que nous devrions prendre position, ou sursoir à certains de nos propres projets pour celui de notre Dieu, ou même changer de métier, bref prendre des décisions ou des engagements qui pourraient bousculer nos habitudes.

Cela pourrait indiquer que nous devrions approfondir notre vie de prière, notre vie de lecture de la Parole pendant que nous pensions ne plus en avoir besoin.

Peut-être avons-nous besoin de faire confiance à Dieu à un degré que nous ne connaissions pas encore, etc…

Ces paroles de l’apôtre Paul, témoignent son déterminisme à saisir la perfection. Il nous montre que jusqu’à notre dernier souffle nous devons chercher à grandir, à évoluer et à tendre vers la perfection. C’est aussi là un signe de la maturité que de savoir le reconnaître.

Comme Jacques et Jean  qui n’ont pas pu rester dans leur bateau pour la pêche aux poissons et devenir apôtres de Jésus-Christ, tous ces hommes qui ont été appelés par Dieu ont dû rompre leur routine confortable pour atteindre de nouvelles hauteurs dans leur relation avec le Seigneur.

 Pareillement, pour connaître Dieu comme Il veut que nous le fassions, il se peut qu’Il nous demande de faire des ajustements dans nos vies, dans nos visions, dans nos projets, dans nos pensées, dans nos actes et dans nos principes. Il se peut aussi que nous oublions les choses qui sont derrière: nos succès dont nous tirerions vanité tels que « quand nous faisions… »; nos échecs, parce que nous en serions découragés et que nous tendions vers la perfection

 En cette nouvelle année qui commence, sommes-nous prêt à abandonner ce qui fait notre confort afin d’exceller dans l’œuvre de Dieu ? Voudrions-nous bien sortir de notre « zone de confort » ?  Que Dieu nous aide à prendre conscience de notre zone de confort et d’en sortir et repartir avec Christ.

Bonne année 2011 en Jésus et que Dieu vous bénisse.

Valentin Makomra

 

Jusqu’ici l’Eternel t’a secouru(e)

« Samuel prit une pierre, qu’il plaça entre Mitspa et Schen, et il l’appela du nom d’Ében-Ézer, en disant: Jusqu’ici l’Éternel nous a secourus ». 

1Samuel 7:12.

Oui ma sœur, mon frère, jusqu’ici l’Eternel t’a secouru(e) et toi même tu le sais. Le mot « jusqu’ici » apparaît comme une main pointant dans la direction du passé, comme indiquant un moment d’arrêt et d’évaluation de ta naissance jusqu’à présent, de ce que tu as vécu tout comme ce qui t’a été raconté. « jusqu’ici le Seigneur t’a secouru(e)! » A travers la richesse, à travers la pauvreté, à travers la santé, à travers la maladie, à la maison, loin de la maison, dans tes études, dans l’honneur, dans le déshonneur, dans le deuil, dans la joie, dans l’épreuve, dans le triomphe, dans la prière, dans la tentation, « jusqu’ici » le Seigneur t’a aidé(e), t’a soutenu(e) !

Prend plaisir à regarder d’ici, les années de ta vie passée, à considérer la miséricorde d’en haut, et les piliers puissants de la charité et de la fidélité qui soutiennent tes joies. Est-ce qu’il n’y a point des choses pour lesquelles tu peux  chanter le nom du Seigneur ? Il doit sûrement en avoir beaucoup : pour la miséricorde qui a été reçue « jusqu’ici ».

Mais le « jusqu’ici » pointe aussi vers l’avant. Car lorsque un homme arrive à un certain point et s’arrête pour dire « jusqu’ici, » il n’est cependant pas à la fin, il y a encore une distance qui doit être parcourue. Avec : encore plus d’épreuves, plus de joies; plus de tentations, plus de triomphes; plus de prières, plus de réponses; plus de labeurs, plus de vigueur; plus de combats, plus de victoires; et vient alors la faiblesse, la vieillesse, la maladie, la mort. Est-ce fini là ? Non! Il y a encore à se réveiller dans la ressemblance de Jésus, les trônes, les tamtams, les chants, les psaumes, le visage de Jésus, la communauté des saints, la gloire de Dieu, la plénitude de l’éternité, la béatitude infinie. C’est là la véritable fin parce qu’en Jésus, nous avons la victoire sur ce monde.

Tu vois ma sœur, mon frère, garde un bon courage, et élève avec une confiance reconnaissante ton Dieu qui t’a aidé jusqu’ici et qui t’aidera encore pendant tout le reste de ton pèlerinage ici sur terre sachant que « …C’est dans la tranquillité et le repos que sera ton salut, C’est dans le calme et la confiance que sera ta force. » Esaie 30 :15.

Ainsi, admire combien est glorieuse et merveilleuse la perspective que le « jusqu’ici » dévoile à ton œil reconnaissant et pour laquelle il n’y a pas à s’inquiéter des incertitudes qui te viennent en esprit ou  s’affichent devant toi !

Que Dieu vous bénisse !

Valentin Makomra

Appel à la véritable joie

« Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. » 

1Thessaloniciens 5 : 16-18.

Nous sommes à quelques jours de la fête de noël. Une période de préparatif plein de joie.  Cette joie, nous la voyons dans nos rues illuminées. De grands sapins ont été dressés sur nos places. Les gens circulent dans les rues avec de gros paquets (cadeaux) bien enveloppés dans du papier coloré. Ce sera pour nous une occasion de donner de la joie à ceux et celles que nous aimons. Tout cela est beau mais si nous en restons là, c’est vraiment dommage. Aujourd’hui bien-aimé, le Seigneur  nous invite à faire un pas de plus dans la foi. Il s’agit pour nous de nous réjouir dans le Seigneur. « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance. ».

Vivre Noël, c’est faire un geste de foi ; c’est croire en Jésus qui vient et nous engager à écouter sa Parole et à le suivre. Les plus beaux cadeaux du monde, les plus merveilleux réveillons ne peuvent pas vraiment nous combler. C’est seulement auprès du Seigneur que nous trouverons la vraie joie. Il ne peut y avoir de vie chrétienne vraiment authentique sans cette joie née de l’amour de Dieu. Nous ne pouvons pas annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ avec un air de tristesse, de découragement ou de pitié.

Oui, bien-aimé(e), veuillons accueillir cette invitation à la joie comme un appel à la foi, une foi rayonnante et agissante.  Comme Jean Baptiste, sommes-nous des témoins de la lumière toujours soucieux de préparer les chemins du Seigneur et de dire son amour à ceux qui ne le connaissent pas? C’est ce que le Seigneur attend de chacun de nous. Mais pour remplir cette mission, nous devons puiser à la Source de l’amour qui est en Lui. Nourrissons-nous de Sa parole dans la prière. Nous avons tous besoin de clarifier et de consolider notre espérance « en la venue de notre Seigneur Jésus Christ ».

Quelques soient les difficultés qui nous accablent, ce message aujourd’hui voudrait nous rassurer et nous encourager à  nous tourner  davantage vers le Seigneur,   afin que Sa lumière rayonne à travers nous, nous comble de sa joie et de sa paix,  et attire les hommes à Lui, et que Son amour passe vers eux à travers nous à travers nos paroles et notre vie de tous les jours.

Que Dieu vous bénisse !

Adèle Makomra

 

Préparez le chemin du Seigneur

« C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. »

Luc 3 : 4

Ce passage de Luc rapporte la prédication de Jean Baptiste le précurseur. Il annonce un message très important concernant le Royaume de Dieu : il  est tout proche. Nous nous demandons, pourquoi a-t-il choisi le désert et non le Centre ville ou encore un lieu de grands passages sachant que le désert est le lieu de l’aridité ; rien n’y pousse ; un  lieu de tous les dangers pour celui qui ose s’y aventurer ; on peut y mourir de faim et de soif.

Mais en  fait dans le monde de la Bible, le désert c’est le lieu de la conversion. Il suffit de relire le livre de l’Exode pour s’en rendre compte. Comme les hébreux, nous sommes invités à découvrir que c’est le lieu de passage obligé pour celui qui veut renouveler sa foi en Dieu. Il nous faut aller au désert pour accueillir Celui qui doit venir. La question n’est pas d’aller dans le désert de la Judée ni celui du Sahara. Ce qui nous est proposé, c’est de nous retirer loin des bruits de ce monde, loin des sollicitations publicitaires qui ont tendance à prendre une place de plus en plus envahissante dans notre vie. Aller au désert, c’est nous dépouiller de toute chose superficielle pour ne retenir que l’essentiel. La véritable conversion passe par un dépouillement de notre cœur et de notre esprit.

Cet appel à nous convertir passe par des choix très concrets : « Aplanissez le chemin du Seigneur », nous recommande Jean Baptiste. Cela signifie qu’il nous faut faire sauter tous les obstacles qui nous éloignent de la confiance en Dieu, l’indifférence ambiante, la peur de la critique, l’impression que le mal est toujours triomphant. Quand nous lisons les journaux ou quand nous regardons la télévision, nous ne voyons souvent que ce qui va mal, la violence, le racisme, la crise économique.

Oui, bien aimé ce passage nous invite à revenir à l’évangile pour apprendre à voir le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance. Avec le Christ, nous pouvons être sûrs que le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui vaincra.

« Produisez un fruit qui exprime votre conversion » nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à l’Eglise c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation

Que Dieu te bénisse !

Valentin Makomra