Veillons pour l’avènement du Seigneur Jésus

« Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra » Math 24 : 42

En cette première semaine l’Avent, nous sommes au début d’une nouvelle année liturgique. C’est comme une nouvelle page de notre vie chrétienne qui s’ouvre. C’est un temps fort de la vie des croyants. Pour le comprendre, il faut se rappeler que ce mot signifie « avènement ». L’avent c’est le temps de la venue. Celui qui vient, c’est Jésus et nous sommes invités à l’accueillir. Et pour cela, il faut se préparer.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « l’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme.

Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre est laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre est laissée. Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où le Seigneur viendra

Cette conversation de Jésus avec ses disciples nous renvoie à une autre venue de Jésus, celle de son retour définitif dans la gloire à la fin du monde. Et nous sommes invités à veiller c’est-à-dire à agir sur tout ce qui doit changer dans notre vie; c’est rejeter toutes les formes d’égoïsme et d’indifférence ; c’est renoncer aux comportements qui nous détournent de Dieu et des autres. Mais le plus important, c’est de revêtir le Christ et nous laisser habiller par l’amour et la Lumière qui sont en lui. Noël c’est Jésus qui est venu ; il continue à venir dans notre vie de tous les jours et il reviendra dans la gloire. Il est plus que jamais nécessaire de bien le mettre au centre de notre vie et de notre prière. En fait, il est bien là mais c’est nous qui sommes souvent ailleurs. Nous sommes toujours dehors à nous agiter et à courir dans tous les sens.

Cette semaine est là pour nous rappeler que nous sommes fils et filles de Dieu. Cela change tout dans notre vie de tous les jours.  Peut-être que la routine s’est installé dans notre vie, que les difficultés ou les soucis de chaque jour nous ont caché la présence du Christ. Y a-t-il des aspects de ma vie que je ne voudrais pas que Jésus connaisse ? Y a-t-il des personnes que j’ai du mal à supporter ? Qu’est-ce que je dois changer dans ma vie de sorte que Jésus soit un invité bien reçu à chaque moment de ma journée ?

Oh Seigneur Jésus, je sais que je ne suis pas digne du grand amour que tu me portes. Les soucis du moment m’envahissent jusqu’à parfois me faire oublier le plus important. Quand tu frappes à ma porte ce Noël, je veux être éveillé avec ma lampe à la main, prêt à te recevoir dans mon cœur.

Que Dieu te bénisse !

Valentin Makomra

 

Prenons garde de penser légèrement au péché

« Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point. » Rom. 7 : 13

 Prenons garde aux légères pensées de péché. Au temps de la conversion, la conscience est si tendre, que nous sommes effrayés du plus léger péché. Les jeunes convertis ont une sainte timidité, une crainte respectueuse de Dieu, la peur de l’offenser. Mais hélas, très tôt,  la fine fleur sur ces premiers fruits mûrs est balayée par la rudesse du monde environnant. La plante sensible de la jeune piété se renferme, cédant trop facilement. C’est tristement vrai, que même un chrétien peut décroître progressivement et ainsi aller vers le péché sans en être alerté le moins du monde. Progressivement, les hommes deviennent familiers avec le péché. L’oreille dans laquelle le canon a tonné ne discernera plus les légers sons. Au début un petit péché nous alarmait, mais maintenant nous disons : N’est-ce pas peu de chose? Alors en vient un autre, plus grand, et puis un autre, jusqu’à ce que progressivement, nous commencions à regarder le péché comme n’étant qu’une petite maladie. Nous jetons dessus un manteau; nous lui donnons un nom déguisé.

 Chrétien, prends garde de penser légèrement au péché. Prends garde, de peur que tu ne tombes peu à peu. Le péché : une petite chose? N’est-il pas un poison? Qui connaît sa nature mortelle ? Le péché : une petite chose? Ne sont-ce pas les petits renards qui ravagent la vigne? Ne sont-ce pas de petites cognées de haches  qui font tomber les grands arbres?  Le péché : une petite chose? Il a entouré le front du rédempteur d’épines, et percé son coeur! Il l’a fait souffrir d’angoisse, d’amertume et de malheur.

 Peux-tu peser le moindre péché sur les échelles de l’éternité, tu devrais le fuir comme on fuit le serpent, et avoir en horreur la moindre apparence du mal. Regarde tout péché comme ayant crucifié le Sauveur, et tu le jugeras: Condamnable au plus haut point.

Que Dieu te bénisse !

Valentin Makomra