Sortons de notre zone de confort.

 « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. »

Philippiens 3 : 12. 

En général, l’homme est attaché aux choses ou aux principes qu’il a appris depuis son enfance. Et dans son évolution, il a tendance de façon naturelle à trouver une position ou un niveau de principe ou d’habitude qui lui permet de se sentir vraiment arrivé ou équilibré et où il prend fermement position : c’est sa zone de confort. Car c’est dans  cette position, qu’il essaie de convaincre sa conscience de bien fondé de ses actes, de ses  propos, de ses pensées et d’espérer ainsi à la paix du cœur.

Mais en tant que Chrétien(ne), si nous nous trouvons dans une situation où nous pouvons parfaitement tout contrôler, cela pourrait signifier que nous avons arrêté de grandir dans notre connaissance de Dieu. Ce que Dieu désire, c’est nous emmener de là où nous sommes à là où Il veut que nous soyons. Nous serons toujours éloignés d’un pas d’obéissance de la prochaine vérité que Dieu veut nous enseigner à Son sujet. Il se peut que nous ressentions une certaine agitation d’esprit et que nous sentions qu’il y a beaucoup plus à apprendre et à connaître sur le Père.

Parfois, cela signifiera que nous devrions prendre position, ou sursoir à certains de nos propres projets pour celui de notre Dieu, ou même changer de métier, bref prendre des décisions ou des engagements qui pourraient bousculer nos habitudes.

Cela pourrait indiquer que nous devrions approfondir notre vie de prière, notre vie de lecture de la Parole pendant que nous pensions ne plus en avoir besoin.

Peut-être avons-nous besoin de faire confiance à Dieu à un degré que nous ne connaissions pas encore, etc…

Ces paroles de l’apôtre Paul, témoignent son déterminisme à saisir la perfection. Il nous montre que jusqu’à notre dernier souffle nous devons chercher à grandir, à évoluer et à tendre vers perfection. C’est aussi là un signe de la maturité que de savoir le reconnaître.

Comme Jacques et Jean  qui n’ont pas pu rester dans leur bateau pour la pêche aux poissons et devenir apôtres de Jésus-Christ, tous ces hommes qui ont été appelés par Dieu ont dû rompre leur routine confortable pour atteindre de nouvelles hauteurs dans leur relation avec le Seigneur.

Pareillement, pour connaître Dieu comme Il veut que nous le fassions, il se peut qu’Il nous demande de faire des ajustements dans nos vies, dans nos visions, dans nos projets, dans nos pensées, dans nos actes et dans nos principes. Il se peut aussi que nous oublions les choses qui sont derrière: nos succès dont nous tirerions vanité tels que « quand nous faisions… »; nos échecs, parce que nous en serions découragés et que nous tendions vers la perfection. Sommes-nous prêt à abandonner ce qui fait notre confort afin d’exceller dans l’œuvre de Dieu ?

Voudrions-nous bien sortir de notre « zone de confort » ?  Que Dieu nous aide à prendre conscience de notre zone de confort et d’en sortir.

Excellente semaine en Jésus et que Dieu vous bénisse.

Valentin MAKOMRA

 

La Parole, clé de la croissance spirituelle.

« Désirez, comme des enfants nouveau–nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut »

1 Pierre 2 : 2

Chacun de nous a déjà observé ou s’est approché d’un nouveau-né. Nous savons que l’une des caractéristiques principales de ces êtres fragiles, c’est qu’ils sont complètement dépendants du lait qu’on leur donne pour leur développement, leur croissance, leur protection contre les maladies etc. Ce lait vital pour leur survie, les bébés le réclament ardemment à longueur de journée.

L’apôtre Pierre  nous exhorte à tirer exemple sur les nouveau-nés pour définir notre attitude vis-à-vis de la Parole de Dieu. Il ne s’agit pas ici, de demeurer au stade des rudiments comme le relève l’apôtre Paul lorsqu’il parle du lait dans Hébreux 5 :12-13. Il est plutôt question de regarder à la nature pure et indispensable du lait pour les nouveau-nés qui le désirent ardemment et d’en faire la transposition quant à notre attitude face à la Parole de Dieu,  lait spirituel et pur indispensable à la croissance pour le salut.

 En tant que Chrétiens, nous savons que la Bible contient les recommandations du Seigneur pour tous les aspects de notre vie et constitue en ceci, un canevas incontournable. C’est un peu la notice qui accompagne nécessairement tout médicament. Cependant, si nous sommes conscients de tout cela en théorie, quelle est notre attitude pratique face à la Parole de Dieu ?

A-t-on recours à la Parole de Dieu seulement le Dimanche pendant le culte? Ou parfois quand nous sommes en compagnie des bien-aimés ? Où alors, manquons-nous de temps pour pouvoir lire et méditer la Bible comme on l’aurait voulu ? Il est vrai que les réalités de la vie nous amènent parfois à courir dès le matin et à nous écrouler de fatigue le soir, après une dure et fatigante journée. Si j’avais le temps, quand j’avais encore le temps, quand j’aurais le temps… Notre désir de nous approcher de la parole de Dieu ne doit pas dépendre des circonstances de notre vie. Nous ne pouvons pas vivre selon la parole en tant que chrétiens, si nous n’en connaissons pas personnellement le contenu. Nous ne pouvons pas nous défendre devant les non chrétiens, les séducteurs de toutes sortes et les promoteurs de sectes pernicieuses si nous ne savons pas puiser pleinement dans la vérité que Dieu nous révèle à travers la Bible et que nous ne pouvons connaitre que par une ardente étude, sous la direction du Saint-Esprit.

Lire et méditer la Bible devraient être pour nous une manière de vivre, un style de vie et non l’expression d’une volonté jamais ou quelquefois seulement mise en pratique. Nous sommes loin de dire qu’il est facile de désirer le lait spirituel ; Romains 7:19 dit : « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.» mais 1 Corinthiens 9:27 affirme également: « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi–même rejeté, après avoir prêché aux autres.». Comme l’apôtre Paul, il nous faut donc faire preuve de discipline et d’assiduité envers nous-mêmes pour pouvoir bénéficier chaque jour de ce lait spirituel, pur, et largement disponible, nécessaire à notre croissance et notre salut : la Parole de Dieu.

Un constat est que l’on donne facilement la dîme de nos revenus au Seigneur, mais qu’en est-il de la dîme de notre temps ? En se livrant à un petit calcul, 1/10e d’une journée de 24h équivaut à 2h 40 minutes, ou 160 minutes. En répartissant cette plage de temps par tranches au cours de la journée, nous trouverons certainement de petits moments privilégiés et très agréables où assis à l’école du Seigneur, nous pourrons lire, méditer la Parole et avoir même du temps pour prier malgré nos multiples occupations.  Souvenons nous qu’un nouveau-né tête au minimum toutes les trois heures au cours d’une journée ; à combien plus forte raison nous, enfants de Dieu, devons-nous réfléchir aux voies et moyens pratiques de tirer chaque jour dans la Bible, notre ration personnelle et suffisante de lait spirituel pur.

Nous prions que le seigneur produise en nous au cours de cette semaine et de toutes les autres à venir, le vouloir et le faire pour nous approcher de Lui à travers Sa parole et croitre spirituellement.

 Excellente semaine en Jésus.

Adèle MAKOMRA